Les billets d’un jour sans fin

Tout d’abord le covid. Puis le premier confinement, les masques, les courbes bondissantes de cas positifs. Un second confinement avec, en prime, le masque pour les enfants de six ans. Soudainement, avant d’envisager complètement de masquer les nouveau-nés, au cœur d’une forêt de chiffres, un long glapissement et quelques croassements se firent entendre. Une alerte. Le monde brûlait bien d’une fièvre. Une fièvre longue comme un jour sans fin. Une fièvre mauvaise comme chaque décennie sait en produire. La nôtre est aujourd’hui sanitaire. Qu’importe. Nous la mesurerons, guettant, reniflant, et par dessus tout craignant qu’elle ne s’avère en définitive, ainsi que la cuistrerie, incurable.

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Les corbeaux bleus

Les mécanismes restent, seules les formes changent. La fiction littéraire offre une vision plus pertinente du temps long que l’analyse restreinte d’un événement historique. Dans Le cœur aventureux, Jünger emprunte les routes du cauchemar pour illustrer, dans le texte intitulé Le Grand Forestier, la tactique que peut employer un pouvoir totalitaire pour piéger un adversaire. Quelle forme un cauchemar sanitaire

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Le syndrome de Stockholm

A la fin de l’hiver dernier, le torchon a failli brûler entre gouvernants et gouvernés. Sans mesures de protection et devant la multiplication des mensonges, le sentiment d’être envoyé à l’abattoir par les décideurs au nom de sordides intérêts économiques prédominait. La dichotomie était claire : d’un côté l’incurie coupable et de l’autre la santé publique

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Photo de Erik Mclean sur Pexels.com
  1. Bonjour, je me demandais où j’avais rencontré pour la première fois la référence au syndrome de Stockholm dans les commentaires…